Saül dis-moi les bergamasques
qui en mai sur une cordelette,
entourèrent la hutte aux chardonnerets
en même temps qu'une mélodie basque
sur un pont de pierrettes,
berçait naïvemnt le général au bouquet.
Mes Poêmes.
dimanche, août 14 2011
Contrepoint
Par Jean René Bourlet le dimanche, août 14 2011, 07:16
samedi, novembre 13 2010
Mellificamus domine
Par Jean René Bourlet le samedi, novembre 13 2010, 04:48
La servitude spinoziste,l'utopie de T.More et les Essais de Montaigne,sans oublier Erasme,écritures sans ornement inutiles,romanesques,sans fioritures-transposés au commencement du XXIe siècle. L"amitié,la philia,l'amour qu'ils continuent sagement à donner à l ' être humain . Restauration de la belle langue,rigueur des maîtres pour la conduite de la vie,qu l'on doit impérativement donner dans les écoles,les lycées et les facs. Quatre astres suppléméntaires,brillants,éclairant notre époque éteinte.A terme,c'est la pensée qui se libère,et la liberté qui pense.L'homme. Tous ceux qui se disent poètes ne doivent pas les négliger:pour la solidité et la fermeté des arguments la force des mots justes,de la pensée vraie,le simple et le complexe. Il ya aussi Fénelon le quiétiste,dont un buste est à Carennac(lot). Car il faut bien penser l'homme,qui se pense lui-même,celui de demain,éternel quoiqu'il en soit --Al'image de Dieu,mais s'éloignant de lui aussi! D'où anthropologie ethnologie,sciences sociales. Connaître soi,oui,mais savoir ce dont nous sommes capables en bien comme en mal.D'où l'Ethique. En effet où va l'humanité?Connaître l'homme dans la dimension divine et corporelle,l'homme pensant s'interrogeant,réfléchissant,l'homme aimant... Quatre siècles et des poussières nous séparent de ces grands créateurs mais leurs écrits sont véritablement modernes(style,composition) oui! Pour celà,il faut une césure radicale,une reconversion radicale,un sursaut de l'Etre pour éviter le sommeil dogmatique. A part celà,c'est la différence qui est sujet(différenciation,différance) Il faut ajouter Duns Scott,magister subtilis ou Augustin le clairvoyant,l'aigle de St Jean. La raison s'y retrouve bien sûr.Hétrogène,ratio spinozii,ratio Morae,ratio montaigne,ratio Erasmus,ratio Scottis,ratio fénelon.Le reste parait peu et insignifiant,relativement corrélé à l'édifice philosophique construit avec patience comme le manoir de L.et sa chapelle.Bel édifice défiant le temps,le n'importe quoi architectural,les guerres les dissensions,et les conflits.
jean-rené bourlet.automne 2010
lundi, novembre 1 2010
Ma petite danseuse
Par Jean René Bourlet le lundi, novembre 1 2010, 03:01
Sur un demi globe dépoli ma petite danseuse fait des pointes Avant minuit je scruterai à la lunette la Polaire, Castor et Pollux les baptisant sans être Galilée Et dans la bande noire de mon chapeau beige glisse un billet de mystère en sépia Le petit rat de verre peint s'arrête sur ce point de notre terre-mère- Alors, oui sœur lune salue bien bas au-dessus du toit d'ardoises les anges mi-nuages, mi-cimes de chênes Par milliers les fils de soie dessinent réseaux de triangles, carrés, losanges,et trapèze entre portes et fenêtres patinées Une lumière discrète et la rosée y jouent du violon avec talent. Dans une boîte noire ronde est écrit "Nuit et rêve, et dans une boîte blanche est écrit "Jour et sourire", on aurait pu tout aussi bien écrire Ebène et ivoire" ou bien jouer à pile ou face qui allumerait le réverbère pour la jolie bergère; Bien ou mal cela m'est bien égal, la pluie justement vide rues et parcs où les myosotis s'ennuient sans le jardinier et le balayeur Moi, en secret tel un détective derrière son journal, j'ai suivi un vieux professeur de piano sur un quai de hasard, le train n'est pas arrivé dans son fracas de fer, et je l'ai regardé avec sa valise disparaître, voyageur amer à l'hiver de la vie. Ma petite danseuse tourne et valse.
25/26 octobre 2010 par jr bourlet (La Gironie-Turenne)
lundi, octobre 18 2010
Paradis
Par Jean René Bourlet le lundi, octobre 18 2010, 09:08
On passe de Pluton à Platon d'Aldebarran à Cioran de Berlin à l'Arétin du taureau à Bamako de Bamako à Sappho, de Membré à l'Ombré On passe d'Orion à Sion de René Char à Pushkar de Dallas à Pallas de Rome au dome du lycaon à Pharaon et de la voie lactée à Galatée de Sirius aux Cirrus de ma poésie.
15/09/07 extrait de Paradis p.18
vendredi, septembre 3 2010
Phalaris
Par Jean René Bourlet le vendredi, septembre 3 2010, 20:38
Muse végétale qu'il faut dessiner et chérir vous parez et ornez maisons,chateau et ruines Et j'ai mon habit vert pour vous plaire ainsi qu'un vieil air tremblant sous le soleil. Eh!quoi!La terre n'est pas sainte,l'ivraie abonde, Homme,de tes forces ta liberté dispose,mais Caîn en toi sommeille depuis si longtemps... Muse minérale,je sacrifierai sur le promontoire superbe un rayon pourpre de lune confite; Apolloniennes au beau souris,je chanterai votre naissance auguste et votre fin dans le livre de la vie, car la passion brûle mes doigts en vous touchant. Muse aquatique forgée da n s le bronze,assise sur le rocher,vous incarnez vaillance des citées libérées de la souffrance passée,tel un puissant monument de proue.Je reviendrai à temps fleurir vos pieds graciles et cambrés encor et encor..... La cloche de La Phalange sonne au tympan,égayez-vous!
Fin du Poème.Lys noir tour de nesles
samedi, juillet 31 2010
Cour D'Amour
Par Jean René Bourlet le samedi, juillet 31 2010, 06:16
Cour d'Amour au camp du drap d'Or où chante l'homme autour d'un grand feu les cyclades sont des pièces d'argent dans la mer sous les doigts des dieux tout est neuf même les étoiles au-dessus des alcoves bercent de leurs caresses aquatiques les corps mêlés le soleil en équilibre sur une hallebarde, et un turban chamarré posé sur un coffre où dorment de précieux édits, là,rêves d'histoire aux beaux manoirs fleuris. Une main habile dans l'échoppe du ponte vecchio polit une pierre et l'on entend le bretteur qui s'exerce à l'aurore, sa diablesse a le mal d'amour,à la rose jaune Michel-ange lit sous l'olivier un sonnet à une dame cruelle qu'un serpent mord à l'échine; révérence faite,un pan de voile tombe sur l'horizon On aime à la cour les beaux atours.
En corrèze le 2/04/O6 par jr bourlet
samedi, février 27 2010
Poème
Par Jean René Bourlet le samedi, février 27 2010, 16:16
Va échansson,donner mon offrande le coeur léger comme à la fête à mes hôtes des Danaïdes... Au musée lambrissé veillent ces bustes sévères sortis du burin ils écoutent les pas des majordomes; joue ta suite clavecin vernis! notre belle saison venue et la quiète Liseuse éclairée, Viens solennel druide des brumes dans le giron fourré du sage, porter toutes tablettes orphiques.
fin février 2010 par jeb
samedi, octobre 31 2009
Régina Caeli
Par Jean René Bourlet le samedi, octobre 31 2009, 01:18
Le pays du passé est désert comme la nuit, Je m'y retire sept jours,les habitants ont fui leur mémoire dans les camps de réfugiés; Les oiseaux géants y grondent sourdement dans une fôret de livres verticale,de ceux qu'on a lu dans une autre vie,alors savant et intié à la magie. Au bout de sept jours je revois mes semblables avec l'éternité en eux,qui sont revenus d'un beau voyage intemporel le long des méandres du Souvenir. Et je sais que la terre du présent me portera sans faille à la clairière où l'amour réunissait espoir et désespoir; ce libre amour qui invente les chemins de tous les hommes. Le pays du passé est un feu près d'un filet de pèche,là-bas ses guérites et ses barrières,ses mûrs d'ombre un jour seront tombées,tout sera à tous.
26/10/09 par jr bourlet
jeudi, octobre 29 2009
Pantia
Par Jean René Bourlet le jeudi, octobre 29 2009, 17:47
Pantia dont le regard est d'émeraude luit sur une mosaïque italienne pour peu Dionysos irait la ravir dans les tourbillons des aquilons; Sa tunique à large plis est courte et elle a en laisse un chien Cerbère les blancs morts font procession, Pantia dites -moi sous quelle étoile vous avez vu le jour,et si le bouc a eu commerce avec vous? Etes-vous le baume ou le poison pour les hommes passant aux Thermes? et pour moi qui vous admire, tant de beauté dans un être résumé La Pythie m'a murmuré des mots de prudence à l'égard de vos charmes, Le ciel devient terrible à votre présence Pantia dont le regard est d'émeraude. (devrais-je vous aimer si je dois mourir?)
16/10/09 jean-rené bourlet
lundi, octobre 19 2009
Psaume sanglant
Par Jean René Bourlet le lundi, octobre 19 2009, 16:29
J'ai flané dans la forêt noire, l'étoile entrevue est triste de la guerre des hommes c'est une aiguille parmi d'autres sur les coutures noires du ciel où montent des psaumes sanglants. Au creux des rochers, je brûle du thym er des herbes avec un cierge.. Les lèvres fermées comme des felurs pourraient embrasser la vie, mais le feu et la mort nous tiennent cois. Est-ce que l'étoile, seule dans la nuit cessera de nous guider, d'élever notre espoir à la cime au plus haut point d'ignition et de paix intérieure vraie.
jr bourlet
« billets précédents - page 1 de 2