Le pays du passé est désert comme la nuit,
Je m'y retire sept jours,les habitants ont fui
leur mémoire dans les camps de réfugiés;
Les oiseaux géants y grondent sourdement
dans une fôret de livres verticale,de ceux
qu'on a lu dans une autre vie,alors savant
et intié à la magie.
Au bout de sept jours je revois mes semblables
avec l'éternité en eux,qui sont revenus d'un beau
voyage intemporel le long des méandres du
Souvenir.
Et je sais que la terre du présent me portera sans faille
à la clairière où l'amour réunissait espoir et désespoir;
ce libre amour qui invente les chemins de tous les hommes.
Le pays du passé est un feu près d'un filet de pèche,là-bas
ses guérites et ses barrières,ses mûrs d'ombre un jour
seront tombées,tout sera à tous.


26/10/09 par jr bourlet